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Revue de presse en provenance de la France.
 

Prendre son extension sur Internet

 Un site web « expat-egypte.expat», on n’y avait jamais pensé, mais pourquoi pas, après tout ? Un nom de domaine, partie essentielle de l’adresse des sites web, est composé d’un nom (comme « liberation » ou « ecrans ») et d’une extension générique comme « .fr ». Dans une interview aux Echos, Paul Twoney, le président de l’ICANN, organisme en charge de leur gestion au niveau mondial, a annoncé la libéralisation des extensions, qui étaient jusqu’ici limitée en nombre. « Les 1,3 milliard d’internautes pourront acquérir des adresses génériques, a-t-il expliqué à nos confrères, en déposant des noms courants comme .amour, .haine ou .ville. »

Historiquement, le nombre d’extensions génériques a toujours été très restreint. A côté des généralistes (.com, .org, .net) et des régionales (.fr pour la France, .de pour l’Allemagne, etc.), l’ajout de nouvelles extensions s’est fait jusqu’ici au compte-goutte. (1) « Depuis sa création, il y a de nombreux mouvements très divers, communautaires ou d’intérêt financier qui font pression sur l’ICANN, explique Cédric Manara, professeur à l’EDHEC, et l’ICANN a finalement répondu à leur attente. »

« Ils ont craqué », juge Loïc Damilaville, directeur général adjoint de l’AFNIC (Association française pour le Nommage Internet en Coopération), responsable de la gestion des « .fr ». Il s’interroge sur le sens de cette libéralisation, et s’inquiète des problèmes en matière de protection des droits des marques. Si quelqu’un achète « .computer », comment seront gérés les noms de domaine tels que apple.computer ?

Derrière l’effet d’annonce, la réalité risque d’être toute autre. Pour se voir attribuer une extension, il faudra que celle-ci réponde à quatre critères majeurs (respect du droit des marques, pas trop proche d’un nom existant, pas d’usurpation de l’identité d’une communauté, pas de problème d’ordre public ou moral), et surtout montrer qu’on est capable de gérer une extension techniquement et financièrement. Et sans doute payer quelques milliers de dollars pour le dépôt de dossier (contre 10$ environ pour un nom de domaine en .com aujourd’hui). « Un particulier, sauf un milliardaire, aura du mal à monter un projet d’extension générique », explique Loïc Damilaville.

Surtout, la pérennité de nouvelles extension est très difficile à anticiper. On ne sait pas, du coup, si on est face à une révolution ou à une simple opportunité pour quelques marques et communautés. Les extensions les plus récentes, par exemple, ont presque toutes eu du mal à s’imposer. « La moitié des .eu enregistrés lors de sa création en 2005 n’ont pas été renouvelés, le .museum a moins de 1000 noms de domaine enregistrés alors qu’il existe depuis plusieurs années, le .coop a peu de succès, le gestionnaire du .travel n’est pas passé loin de la faillite », rappelle ainsi Manara. Selon lui, paradoxalement, l’arrivée massive de nouvelles extension va surtout profiter à celles qui existent aujourd’hui, en premier lieu le .com. « Plus il y a d’extensions, plus cela fortifie la valeur des .com, poursuit-il. Plus on habite le centre-ville, plus on est heureux d’y être quand la banlieue s’étend. »

Source : Ecrans

Sachant que l´ICANN vit de l´achat des noms de domaines c´est surtout une manne financière enorme qui s´ouvre ainsi.


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