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L’Egypte est un partenaire incontournable du processus de paix
Al-ahram hebdo : Votre visite au Caire intervient dans un contexte délicat marqué par la tension au Proche-Orient et la crise économique. Quel bilan en faites-vous ?

Gérard Larcher : Cette visite a été l’occasion d’un échange de vues aux niveaux politique et économique. J’ai évoqué avec les responsables en Egypte un certain nombre de dossiers. Nous avons parlé de l’Union pour la Méditerranée. Il a été aussi question de la crise économique et financière. Le président français a lancé l’initiative d’un grand sommet au mois de novembre afin de mettre en œuvre une nouvelle politique de gestion du capitalisme et des marchés financiers. Il a voulu que cette conception ne soit pas uniquement partagée par les huit grands pays industrialisés, mais qu’elle soit élargie au G20. Dans ce contexte, nous avons échangé les points de vue avec M. Safwat Al-Chérif, président du Conseil consultatif, et Fathi Sourour, président de l’Assemblée du peuple, sur les plans de relance envisagés par l’Egypte. Nous avons remarqué qu’il n’y a pas de bouleversement en Egypte au niveau des institutions financières. Les banques égyptiennes ne se sont pas lancées dans des opérations à haut risque comme certaines autres banques. D’ailleurs, les banques françaises sont moins exposées à la crise que les banques britanniques ou américaines. En revanche, certains secteurs subiront les conséquences de la crise financière, dont l’industrie du tourisme. Nous avons évoqué l’éventualité d’un accord qui assume les plans de relance au niveau de l’Union européenne et d’un certain nombre de pays. Et nous avons voulu que, d’ici début avril où doit se tenir le sommet de Londres sur le système financier international, nous puissions échanger les points de vue sur les solutions envisagées pour mettre en place un système de contrôle du capitalisme. Il nous est paru utile qu’au cours de février et mars, nous examinions avec les Egyptiens un certain nombre de solutions. La France occupe aujourd’hui un rang très important dans les relations économiques avec l’Egypte. Et ce n’est pas la crise financière qui va changer cette situation. L’Egypte est aujourd’hui une destination importante pour les investisseurs français. Et donc ma visite au Caire est l’expression de la confiance et de l’engagement de notre pays envers l’Egypte. Les rapports entre l’Egypte et la France sont au beau fixe que ce soit sur le plan de la politique étrangère ou de l’économie. Nous avons des visions partagées sur d’innombrables dossiers.

— L’Egypte et la France jouent un rôle central dans leurs régions respectives. Comment les deux pays peuvent-ils agir ensemble en vue d’une relance de la paix au Proche-Orient ?

mdash; L’Egypte et la France travaillent dans un esprit de partenariat. Et la récente visite du président Moubarak à Paris est venue le confirmer. Le président Moubarak a voulu tenir informé le président français des derniers développements sur la scène palestinienne. Et cet esprit de partenariat permet de converger les efforts pour tenter de trouver des solutions aux problèmes. L’Egypte est aujourd’hui le seul pays capable de jouer le rôle d’intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens en vue d’un cessez-le-feu, d’une levée du blocus et d’une trêve de longue durée entre les deux parties. L’Egypte joue aujourd’hui un rôle de médiateur irremplaçable au Proche-Orient, et il est important que la communauté internationale, et tout particulièrement la France, montre le soutien qu’elle apporte aux efforts du président Moubarak pour promouvoir la paix dans la région. Je crois important qu’avant de se rendre à Rome, puis à Berlin, le président Moubarak ait pris la décision de voir le président Sarkozy. L’Egypte assure également, avec la France, la coprésidence de l’Union pour la Méditerranée. C’est un projet politique majeur, qui offre un cadre ambitieux aux relations entre les pays de l’Union européenne et les pays partenaires du sud de la Méditerranée. Ma visite s’inscrit pleinement dans ce cadre.

— A propos de l’Union pour la Méditerranée, ce projet lancé par le président Sarkozy a été critiqué par certains pays tant au nord qu’au sud de la Méditerranée. Certains pensent qu’il n’ajoute rien au Processus de Barcelone. Comment voyez-vous l’avenir de ce projet ?

— L’Union pour la Méditerranée est un projet indispensable. La Méditerranée est une petite mer comparée aux océans. Mais c’est dans cette région que se forment les principaux enjeux du monde. Le projet a pris forme. Il y a une présidence pour le nord assumée par la France et une autre pour le sud assumée par l’Egypte. Il y a également un secrétariat général qui se monte quels que soient les obstacles. Ne gâchons pas une idée qui nous a permis de nous retrouver. En temps de crise économique, financière ou politique, si l’on se replie chacun sur soi, il n’y aura pas beaucoup de solutions, ce que nous proposons, c’est de nous retrouver. Et l’Union pour la Méditerranée remplit cet objectif.

(Source al-Ahram)


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